Fêlures.
Bas, toujours bas
Bras coupé
Pas savoir quoi faire
Tête dans mes mains
Où courir?
Où fuir?
Suis-je vivant?
Pourquoi cette flamme?
Drôle de rêve
D'un tombeau extatique
Ne plus supporter la douleur
Ne plus supporter de devoir supporter
L'enfer
Dans ma poche droite
Un miroir comme une vanité incertaine
Que faire?
Où se tourner?
Un saxo qui vrille mes oreilles
Et swingue mes os
Un cri strident de dents arrachés qui hurlent leur calcium
Tu dois parler, parle, parle Lazard
Ou je t'envoie la police neurologique
Pour qu'il passe tes mots à tabac
Afin qu'il se transforme en reptile parfait
Et adapté au goût commun
Un mot fin
Un vocabulaire nié
Sur la chimie du verbe qui ne me tendra plus la main
Je sui l'amputé qui refuse de jouer à la pute
Comme tous ces distillateurs de politiquement correct
Qui rectifient leur tir
Pour garantir l'aseptisation de nos coeurs
