Rousse brise.
Petite brise sur ma fenêtre
Qui apporte son plein de patchouli
Dans une nuit qui poisse mes doigts
Rencontres anonymes avec un réverbère qui ne brille plus pour personne
Faute d'amour, de respect et de reconnaissance
Recherche sempiternelle de l'alchimiste qui me montrera le chemin de l'or
Un matelas pour effigie
Avec quelques taches de cendre
Et un oiseau déplumé pour guide vers un nulle part attendu
Confusion d'essence, vide absolu
Je marche en automate en attendant la mort
Aussi sûrement que l'on attend le dernier train après un voyage sans but
Et ces poupées arthritiques au visage de loup qui me rappellent combien exister reste dur
Petite brise sur ma fenêtre, emporte-moi au loin de l'oubli
vers des songes meilleurs
Et des bras roux de désirs