Sophie mon Aime rode.
La lumière est de cire
Par la fenêtre la buée transcende mon âme
Tu te tiens nue sous la pluie
Est-ce un mirage
Mon imagination est si fertile
Mes autoroutes bleues n'ont plus de destinations
Ma Sophie Maud
Mes jours mornes défilent sur mes épaules
Je n'existe pas
Mes nuits sont des tortures qu'aucun oreiller ne peut apaiser
Au loin on m'appelle, mais je m'en fous
Tes photos ne me servent plus de substitut
Ma Sophie Maud
Et je m'emploie pendant des heures à noircir un carnet à spirales
Pour ne pas oublier de te dire toutes mes pensées lorsque le vendredi arrive
Séparés pendant douze ans, tu m'as retrouvé
Et je mesure combien chaque jour sans toi
Pèse autant qu'un sablier qui éjecterait ses grains de sable à rebours
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