Richesses.

Publié le par arthur kamp

Je suis pauvre, il est vrai, pas un euro en poche
Alors, me diriez-vous, comme cela est moche
Oui, mais pourtant, je sais siffler comme un pinson,
Et je puis oublier l'éternelle chanson

Des tristes airs pleureurs et des sombres dimanches
De tous ceux, jeunes, vieux qui accusent la chance.
J'ai deux yeux pour sonder l'éternelle beauté
De ma planète ronde et d'un monde enchanté

De la nature si verte et de ses si belles filles.
Ah oui! Quelle richesse, et c'est ma vraie famille.
Deux jambes en bon état, pour aller et venir,
Un cerveau d'applomb et enfin, pour finir,

Aimer, croire, espérer changer tout ce vieux monde
De gros, de grands nantis de grippe-sous immondes.
Et comme Richepin, je redis en dissous:
"Qui qu'est gueux? C'est y nous?
     Ou ben ceux qu'a des sous?"


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C
alors, es-tu riche, d'être pauvre ? <br /> bisous<br /> clem
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E
Oui, tu es riche, riche de ta sensibilité, et riche de ces mots-là, si forts dans ce poème, et tellement scintillants dans le suivant...
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