Figanières.
Qui fait battre mon cœur, car elle me conduit
Au village que j’aime et de cela sans doute,
Depuis ma prime enfance où j’ai été séduit.
Lorsqu’au loin je l’ai vu, entassant ses maisons
Qui montent, toute haut, à l’assaut de l’église,
Ses ruelles tournant tout autour en un rond,
Et au bas sa grande rue, il faut que je te dise
Que j’ai été conquis dès mon premier regard.
Chaque année j’y retourne, mon cœur m’y rappelle ;
Il vieillit lentement, pareil à un vieillard ;
Perdu au milieu de la nature éternelle.
La vigne la précède et lui fait un rempart,
Et dès qu’on la quitté en suivant sa grande rue
La route se remet à serpenter et part
Au milieu des grands pins, et il est disparu
Ainsi niché au cœur du paysage agreste
Avec ses oliviers tordus et ses grands pins,
Il semble me parler et me dire : Oh ! Reste !
Hélas, il faut partir, pour regagner mon pain.
