L'éclétisme de la chaise centrale.

Publié le par arthur kamp

Dans une prison centrale
Entre un sourire et une écaille

Les orteils en éventails
Dans l’antichambre de la vie

Avec cette prière invisible

Je t’attends

Nous vivons, nous mourrons

Et je n’aspire qu’à être avec toi

Loin de ce dépôt et de ces damnés

Dormir et pleurer

Être hanté puis libéré

Manger et boire

Sur ton ventre bombé de femme

Âme contre âme

Chassant les ombres

La lune éclairant la feuille de papier

Où j’apprends à vivre et pardonner

Loin de cette route qui me tend l’artère

Ta photo serrée contre moi

Tu viens flirter avec mes yeux

Comme cette vision dans le ciel

Je vais bientôt mourir

La chaise m’attend

Et elle n’a rien d’éclectique comme cet amour que nous avons partagé

Je t’offre une autre définition de ce qui est à venir

Je vais disparaître avec ton souffle au cœur de mon corps

Et le bonheur d’avoir su ce qu’est de vivre

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