Cent titres.
Ce texte
Qui ne ressemble pas à un autre
Ou peut-être que si
Il n’a pas de grande valeur
Sauf celle que je place
Ce texte
Veut exister par lui-même
Et se libérer de toute contingence
Ce texte écrit de toi pour moi
Juste pour briller dans tes yeux
Et te faire ressentir mes sentiments profonds
Et mes distinctions agréées
Ce texte
Qui vaut bien le valium ou le prozac
Avec ce rythme particulier
Qui donne des ailes aux éléphants
Et des mots doux aux oreilles lycanthropes
Ce texte qui ne vit que pour ne pas mentir
Qui se lit à page découverte, toute Bible dehors
Sans dommages ni intérêts
Ce texte pourrait être toi, moi
De toi à moi
Ce texte qui ne vit que pour lui-même
Histoire de voir si la voie s’encre
Dans cette voix à ancrage particulier
Ce texte sans prétention qui n’est là que pour tendre ses paragraphes et te dire : je t’aime
Ce texte comme un cygne particulier
Qui se signe à l’exclamation de ton passage
Chapitre après chapitre loin de toute interrogation
Ce texte qui débute le premier tome d’un roman aux volumes infinis