Noirouge.
L'usine ferme
C'est ainsi
Pauvre fils de travailleur
Qui se bat pour ses petits droits
C'est fâcheux
Tu ne sais pas par où commencer
Tu veux détruire et tout raser
D'autres l'ont fait avant toi
Mais la cupidité vaincra les damnés
Tu vomis ce monde voulu par tes aînés
Ils ont eu leur "68"
Ils t'enculent en "69"
Ne renonce pas
L'homme lutte ou meurt
Certains placent leurs espoirs dans leurs maux
D'autres auront des mots d'espoir
Ne songe pas à être publié, ne te montre pas à la télé,
Refuse toute notoriété sauf si tu veux contenter ton narcissisme
Bannis le tout à l'égo
N'entretiens pas le système
Sauf s'il est autogéré
Pour refuser de s'autodigérer
Je veux bien devenir membre de ta collectivité
Et croire encore en l'humanité
Ne pas abandonner, voilà ce que je peux t'enseigner
Et même si je dois graver dans le marbre
Je veux bien le faire avec mes os et mon sang
Si l'édifice vaut la bataille
J'accepte de devenir ton frère d'utopie
Car je préfère le souffle chaud des oiseaux
Au sol froid du renoncement
Et je rêve d'un lendemain où nous danserons heureux
Et où les gens cesserons les "moi je"
Où le grand spectacle finira pour le meilleur
Loin de l'empire
