L'hiver des nantis.
L'hiver est arrivé, et tout le menu peuple
Surgit en grelottant, sorti de ces immeubles
Où cotoie la misère et la précarité,
Ces temples de banlieue où la promiscuité
Règne en règle absolue, et aussi la tristesse
Le froid dans le logis ajoute à la détresse
Encore, on a un toit, il ne faut pas se plaindre.
Clochards sans domicile et qu'il ne faut pas craindre
Assis, couchés, debout, la sébile à la main,
Attendant tout le jour et jusqu'au lendemain,
La foule indifférente et pressée elle aussi
De rentrer se chauffer dans un triste logis.
Les nantis, les puissants ne battent pas les rues.
Bien au chaud entourés d'un luxe disparu
De la triste piétaille, méprisée en secret,
Plainte hypocritement, mais chut! Soyons discrets.
Voilà ce que je sens, et mon coeur qui se serre
et mon coeur qui frémit, m'étreint et m'enserre
De colère et de haine vers ce maudit pouvoir
Qui ajoute à l'hiver misère et désespoir.
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Surgit en grelottant, sorti de ces immeubles
Où cotoie la misère et la précarité,
Ces temples de banlieue où la promiscuité
Règne en règle absolue, et aussi la tristesse
Le froid dans le logis ajoute à la détresse
Encore, on a un toit, il ne faut pas se plaindre.
Clochards sans domicile et qu'il ne faut pas craindre
Assis, couchés, debout, la sébile à la main,
Attendant tout le jour et jusqu'au lendemain,
La foule indifférente et pressée elle aussi
De rentrer se chauffer dans un triste logis.
Les nantis, les puissants ne battent pas les rues.
Bien au chaud entourés d'un luxe disparu
De la triste piétaille, méprisée en secret,
Plainte hypocritement, mais chut! Soyons discrets.
Voilà ce que je sens, et mon coeur qui se serre
et mon coeur qui frémit, m'étreint et m'enserre
De colère et de haine vers ce maudit pouvoir
Qui ajoute à l'hiver misère et désespoir.
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