Rousses eaux.
Je suis ce promeneur solitaire
Marchant, à la recherche de l’idéal,
Utopie abominable ou espoir salutaire
Qui ravage hommes et âmes.
Je suis ce promeneur solitaire
En quête d’un monde meilleur
Où tout serait une maléfique extase,
Où tout serait un dramatique bonheur.
Ne peut-on pas mieux vivre que sur terre,
Où les humains se consument
Incendiés par le Phénix de leur cruauté,
Enflammés par les flèches de l’Enfer.
Gaïa, mer d’immondes beautés,
Ne te laisse pas impressionner
Par le fœtus de ta nature !
Je suis ce promeneur solitaire
Aveuglant son sang et ses yeux
Par des fortunes imaginaires
Et des rubis oniriques
Je suis ce promeneur solitaire
Ne désirant plus être seul
Dans le chaos des artifices humains
Masquant la vérité de leurs traits
Par de vulgaires fichus de glace
Je suis ce promeneur solitaire
Qui espère trouver paix et sérénité
Sous un amas de fleurs joyeuses
Piétinées par des animaux rieurs.