La nuit.

Publié le par arthur kamp





La nuit peut être bonne et douce ou bien cruelle,

Pour tous ceux d’ici-bas qui la connaissent bien ;

La nuit des amoureux, comme elle est courte et belle

Quand on revient transi, mais heureux ô combien,

 

Après avoir quitté très tard sa jouvencelle,

Marcher dans la rosée de la fin de la nuit,

Les yeux dans les étoiles en rêvant de sa belle,

Et puis s’apercevoir que déjà l’aube luit.

 

La nuit blanche et affreuse au malade abattu ,

Tordu par la douleur sur son lit de souffrance,

La nuit des condamnés, la nuit noire, l’as-tu

Connue enfin, la nuit, dénuée d’espérance ?

 

La nuit des sans logis, la nuit des malheureux,

De tous ceux d’ici-bas qui crèvent en silence,

Seuls, toujours, et sans fin, sans un mot chaleureux

De la part des nantis tout gonflés d’importance.

 

Mais la nuit poursuivra sa ronde monotone,

Jusqu’à la fin des temps, en attendant le jour,

Compagnon éternel et jusqu’à ce que sonne

La fin de toute chose et l’oubli pour toujours.



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A
vraiment très profond . Josy
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C
excellent ce poème.. <br /> clem
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