Mutisme.

Publié le par arthur kamp

Tu restes à la maison

Avec toi et encore toi

Avec les murs à qui tu parles souvent

Et ton lit vide pour ton pâle visage

Tu ne sors nulle part

Tu dis ne plus avoir quoi que ce soit à te mettre

Et tu enfermes tes troubles à doubles tours

Tu joue aux cartes en face de ton miroir

Je ressens cette chose en toi qu’il faut que tu sortes

Tous tes doutes et cette culpabilité qui te ronge

Tu restes à la maison

Nue avec ce parfum qui agite tes fantasmes

Tu t’épiles les sourcils, rases ton sexe et tes aisselles

Tu veux être plus attirante mais tu ne sais plus pourquoi

Tu dois savoir qu’il faut arrêter d’agir comme une enfant
Tu es devenue une Lady

Tu penses que tu es un monstre

Qu'une chirurgie te ferait du bien

Les saisons ne t’appartiennent pas

Prépare-toi, je viens te chercher ce weekend end pour faire un tour

Tes affiches vieillissent mal

Tes désirs planqués sous le portrait d’un Elvis moribond

Et ces petits cœurs accrochés au plafond quand tu dors

Lorsqu’on sonne à la porte, tu espères puis tu pleures

Une facture à la main et tes soucis en poche

Tu voudrais être à deux mais tu n’as plus confiance

Et les gâteaux que tu ingurgites te font du bien

Puis tu regardes avec tristesse les déformations de ton corps

Pour te donner l’illusion d’être une femme proche de la libération

Hey, Baby Blue, raccroche tes rancœurs

Arrange-toi un peu, tu en veux la peine

Je t’emmène pour une petite virée ce weekend end

 

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E
Un thème difficile, qui me touche. Des mots qui me rapellent un autrefois. L'émotion me laisse silencieuse...
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