Mutisme.
Tu restes à la maison
Avec toi et encore toi
Avec les murs à qui tu parles souvent
Et ton lit vide pour ton pâle visage
Tu ne sors nulle part
Tu dis ne plus avoir quoi que ce soit à te mettre
Et tu enfermes tes troubles à doubles tours
Tu joue aux cartes en face de ton miroir
Je ressens cette chose en toi qu’il faut que tu sortes
Tous tes doutes et cette culpabilité qui te ronge
Tu restes à la maison
Nue avec ce parfum qui agite tes fantasmes
Tu t’épiles les sourcils, rases ton sexe et tes aisselles
Tu veux être plus attirante mais tu ne sais plus pourquoi
Tu dois savoir qu’il faut arrêter d’agir comme une enfant
Tu es devenue une Lady
Tu penses que tu es un monstre
Qu'une chirurgie te ferait du bien
Les saisons ne t’appartiennent pas
Prépare-toi, je viens te chercher ce weekend end pour faire un tour
Tes affiches vieillissent mal
Tes désirs planqués sous le portrait d’un Elvis moribond
Et ces petits cœurs accrochés au plafond quand tu dors
Lorsqu’on sonne à la porte, tu espères puis tu pleures
Une facture à la main et tes soucis en poche
Tu voudrais être à deux mais tu n’as plus confiance
Et les gâteaux que tu ingurgites te font du bien
Puis tu regardes avec tristesse les déformations de ton corps
Pour te donner l’illusion d’être une femme proche de la libération
Hey, Baby Blue, raccroche tes rancœurs
Arrange-toi un peu, tu en veux la peine
Je t’emmène pour une petite virée ce weekend end