Eldorado.

Publié le par arthur kamp


.... A mon oncle, Jean-Jacques.

Billy décéda une nuit
Seul
Loin du jardin des délices
En chantant une vieille rengaine
Avec ses rêves d'Eldorado
L'air oppressant brulant ses poumons
Ou ce qui en restait
Il pensait vivre vieux
Avec des diamants par milliers
Rapportés de l'Eldorado
Par delà les montagnes
Dans une vallée précieuse
Il pensait trouver son avenir
Ne comptant que sur sa force et son courage
Cherchant chaque jour la terre promise
"Je rapporterai des rubis pour ma bien aimée et la prospérité pour l'éternité"

Sur son cheval décharné
Il avançait
A la recherche de l'Eldorado
Loin des regards moqueurs

Billy affamé dévora son cheval
Et marcha des mois entiers
Sa compagne ne daigna pas lui pardonner sa folie
Billy mourut sous des linceuls de pudeur
Seul
Avec pour seuls compagnons la sueur de son front et les   maux de sa chair
Avant de partir il parcourut une dernière fois la lettre de son aimée
Il partit en refusant d'abandonner ses rêves d'Eldorado

J'ai enterré Billy hier
En lui faisant la promesse de poursuivre sa quête
De retour chez moi, je ferme régulièrement les yeux
Et il m'arrive de trouver le chemin de son Eldorado

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
Ton blog souffle tour à tour le chaud et le glacé, la tendresse et l'angoisse, l'espoir et la désespérance...<br /> avec talent.<br /> Amitiés. eva.
Répondre
C
reste bien chez toi, et ferme bien les yeux pour suivre le rêve de l'Eldorado de ton oncle Billy.. surtout ne va pas dans le désert. Mais quand même il a eu du courage ton oncle Billy.. Il y a encore beaucoup d'oncle Billy sur terre.. Ne penses-tu pas ? <br /> Dis, je t'ai phoné avant de partir. mais tu n'as pas répondu. C'était pour te dire que je rentrais et te souhaiter le bon soir.. <br /> Je te dis à demain et continue à nous enchanter de ta poésie. <br /> Je te fais un gros bisou. <br /> Clem
Répondre